jeudi 28 mai 2009

L'envers du décor

À Montréal, comme dans toutes les grandes villes, on croise tous les jours au moins une dizaine d'itinérants en tous genres demander la charité aux passants.

Moi, je suis du genre à penser à leur donner un peu de monnaie, puis me désister au dernier moment par peur de manquer le métro, de manquer le bus ou peu importe quelle autre excuse bidon qui m'évite d'avoir à sortir mon porte-monnaie. Plutôt égoïste vous direz? Et vous avez probablement raison.

Il y a ces autres jours où l'on se dit machinalement : "Qu'il se trouve un emploie et travaille comme tout le monde ce lâche."

Pourtant, la semaine dernière, alors que je marchais sur la rue St-Denis, j'ai croisé ce jeune punk itinérant. Il arborait un grand sourire en nous proposant à mon amie et moi, d'un ton blagueur, une "petite danse" en échange de quelques sous. Cette simple phrase remplie d'humour me rendit pleine de sympathie à son égard.

Faisant donc partie de la minorité n'ignorant pas qu'il existait, il s'ouvrit à nous. Nous racontant que, comme je l'ai déjà pensé moi-même, certains gens lui répliquent souvent de se trouver un travail comme tout le monde. C'est alors qu'il me fit part de sa philosophie de façon sympathique, et même éloquente, que son travail à lui, c'était de faire sourire les gens qu'il croisait dans la rue.

Et bien, travail accompli! J'ai souri, j'ai passé un agréable moment! Il aura bien mérité son modeste salaire de quelques dollars pour ces 10 minutes où il changea ma vision des pauvres gens habitant les rues de Montréal.

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